Négociation sur les congés dans la période actuelle : résultats du sondage

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covid-cfdtNous avons besoin de votre participation urgente pour prendre position dans la négociation qui se poursuit mercredi 8 avril sur les congés que la direction souhaite imposer dans cette période de confinement.

Nous vous avons proposé un petit sondage express!

Merci aux nombreux salariés qui se sont exprimés. Voici un résumé du dépouillement:

résultats

Aujourd’hui 8 avril, la direction a proposé ce qui suit:

-d’accord pour ne pas imposer de prendre des jours de congés payés,

-mais limiter à 2 (au lieu de 8) le nombre de jours pouvant êtres mis sur le CET après fin mai,

-en permettant toutefois de prendre jusqu’au 30 juin 2020 3 jours des congés payés qui auraient dû être pris avant le 31 mai.

Pour cela, il faut un accord d’entreprise. En cas d’absence d’accord, la direction pourrait fixer des jours de RTT.

 

60 Commentaires

  1. Travaillant depuis le début du confinement sans relache (notamment sur des problématiques de test d’efficacité de masques), je ne suis pas pour imposer des jours de congés dans cette période ou je n’ai vraiment pas chomé (et ce n’est pas près de se calmer).
    Souhaitant cependant etre solidaire et bénéficiant de très bonnes conditions au sein de notre institut en ces temps troublés, je suis cependant ouvert à la négociation et tout à fait disposer à voir réduire ou supprimer la possibilité de poser des jours de congés sur le CET.

    • Je suis favorable à imposer des congés pour être solidaire. Supprimer la possibilité de mettre des jours sur son CET quand il vous reste 3 semaines (que vous n’avez pas pu poser du fait de votre activité et de ce qu’elle vous a imposé cette dernière année avec tous les changements) est de mon point de vue une très grande injustice.

      • Je pense qu’il faut effectivement des mesures qui soient acceptables pour tous. En effet, chacun a eu (voire a subi) une stratégie différente dans sa (pose de congés depuis mai 2019.
        Les mesures ne doivent donc fermer aucune porte. Au pire, elles ne doivent que poser des limites : pas plus de x jours sur le CET, imposer y jours de congés mais sur une durée suffisamment longue, etc. Et, pour avoir du sens, tout cela devrait se faire en relation avec la durée de confinement, comme l’a dit AG.

      • Tout à fait d’accord avec GAB, l’effort collectif ne peut pas être porté par les seuls utilisateurs du CET.
        Pour un minimum d’équité, tout le monde devrait participer dans les mêmes proportions, quitte à pondérer pour les temps partiels ou les thésards. Imposer des CA dans les mêmes conditions pour tout le monde me paraît la solution la moins inéquitable

      • Il n’y a effectivement pas de raison pour que ceux à qui il reste beaucoup de jours soient pénalisés par des limites. Certains préfèrent les prendre (dans de bonnes conditions) plutôt que de les verser au CET. Comme prévu au début du confinement, comme au CEA, un report des prises de congés, par exemple jusqu’au 31 décembre 2020, me semble une mesure de justice, compatible avec une obligation de prendre 5 jours maintenant et une limite raisonnable au versement au CET.

  2. pour la pose de congés, si elle est « finalement » imposée par la direction, il faudrait s’assurer que ces jours ne correspondent pas à une période effectivement déclarée travaillée (cad du 17 mars jusqu’à aujourd’hui, sauf à prendre en compte les congés déjà posés et pris bien sur).

    attention au pb de limitation de pose sur les CET notamment pour les managers qui n’ont pas vu leur charge baisser (au contraire) pendant cette période et qui devront tout autant être sur le pont au retour de confinement.

    • A cette période ce sont les CP restant qui sont mis sur le CET, pas le D/C; les RTT ce sera pour début 2021. Hors un des objectifs de la Dir est entre autre de ne pas voir un accroissement du nombre de jour de CP déposés cette année sur le CET

  3. Quel cela a-t-il d’obliger à poser des jours de congés, si cela ne coïncide pas avec une baisse d’activité ?
    Pire, si cela oblige les personnes à devoir rattraper ensuite le retard pris pendant les jours imposés, afin de tenir les échéances ?

  4. il sera facile pour ceux qui n’utilisent pas la monétisation des CA sur le CET de voter pour sa suppression… ça ne me paraitrait pas très juste pour ceux qui comme moi comptaient dessus, confinement ou non. D’une façon générale, il ne me semble pas raisonnable de prendre des mesures qui dépasseraient le prorata de la durée de confinement sur une année complète
    je préfère largement 5 jours de CA imposés, plutôt que la perte sèche de 8 jours de monétisation

  5. Pour tous ceux qui avaient l’intention de prendre des congés, cela paraît évident de les poser pour participer à l’effort collectif. Mais proposer de poser les jours de congés exceptionnellement par demi-journées, par arrangement avec sa hiérarchie, pourrait être intéressant : Un travail à mi-temps sur 2 semaines serait plus réaliste pour on nombre d’entre nous.
    Pour ceux qui avaient déjà épuisé leurs congés, c’est un peu délicat de leur imposer, à voir au cas pas cas?
    Pour les thésards, surtout laissez les travailler!
    Et je rejoins FX, ceux qui ont largement de quoi faire (par exemple ceux qui font de la simulation numérique et/ou des dossiers), ne prendront finalement des congés que pour participer à l’effort commun (mais travailleront sans doute quand même).

  6. Poser des congés pour rester chez soi, au lieu de les poser plus tard pour partir/sortir/visiter/etc. (bref, faire vivre le secteur du tourisme), est-ce réellement « participer à l’effort collectif » ?
    Au fait, quel gain concret/chiffré l’IRSN espère-t-il (si ce n’est de jouer au bon élève face aux tutelles*) avec la pose de ces congés ? Cela aiderait à donner un avis éclairé.
    *Vous me direz, c’est peut-être, malheureusement, le plus important…

  7. Je ne comprends absolument pas la proposition de réduire ou d’interdire de placer de congés annule sur le CET.
    Comment vont faire ceux qui comme moi ont encore une dizaine de jour de CA ? Vu ma charge actuelle et surtout celle prévisible en sortie de confinement je ne pourrait pas poser mes CA restant d’ici fin mail. Si cette proposition était acceptée je perdrait des CA, ce qui serait paradoxal.
    Une proposition de changer les règles (on peut pour l’instant placer 8 (ou 10?) CA sur le CET à fin mai) à 1 mois du terme, surtout venant d’un syndicat, est plus que constatable.
    Si vous pouviez m’expliquer le fondement de la proposions par mail….

    • Bonjour,
      reconnaissons que nous sommes dans une période très exceptionnelle. Changer les règles reste aussi exceptionnel.
      Les raisons sont expliquées dans nos communications récentes, à savoir que le risque est de voir le nombre de jours déposés sur le CET croitre significativement par rapport à l’an dernier; cela la direction veut l’éviter. Accroitre les dépenses de personnel à cause de cela ne nous parait pas opportun en cette période ou nous, salariés IRSN, demeurons dans une situation très favorable par rapport à d’autres.
      Cordialement
      CJ

      • Bonjour,
        je pense que la majorité d’entre nous comprend bien la nécessité de s’adapter aux circonstances exceptionnelles.
        Pour autant, pourquoi seuls les bénéficiaires « habituels » du CET devraient supporter l’effort demandé à tout le monde ? Je ne sais pas exactement quelle proportion des salariés de l’IRSN monétise habituellement le maximum de 8 CA par an sur le CET/PEE, mais je suppose que c’est une toute petite minorité, sur laquelle il serait injuste de faire porter l’intégralité de l’effort collectif. Il existe des alternatives :
        – reporter au-delà de fin mai la période de prise des congés 2019-2020
        – imposer des CA sur la période de confinement
        Jusqu’ici, j’ai l’impression que la solution prévue par la DG est la moins mauvaise.

  8. Je ne vois pas l’intérêt de la DIR de changer les règles maintenant. Comme dit JM pour tous ceux qui avaient l’intention de prendre des congés, doivent les prendre cela paraît évident de les poser pour participer à l’effort collectif. Si vraiment quelque chose doit être fait l’option d’imposer 5 jours me semble la plus simple et raisonnable mais à mon avis l’IRSN maitriserais mieux l’action en les imposant

  9. Il me reste 15 jours de CA à poser avant fin mai, et le CET ne m’intéresse pas du tout. J’aurais bien posé 10 jours avant fin mai et gardé 5 jours à utiliser après fin mai, comme c’était envisagé au départ (on parlait d’au plus 10 jours à garder pour après fin mai). Mais cette possibilité n’est plus mentionnée. Il n’y a cependant pas eu de communication officielle nous informant de l’abandon de cette possibilité. Le temps restant se réduit et ce serait bien de savoir…

  10. Je suis d’avis que dans certains services le télétravail peut se réduire à un état d « service minimum » car ils ont besoin de présence physique sur le terrain, dans leur laboratoire mais ce n’est pas le cas partout. Pour certains c’est plutôt le contraire, aucune différence entre la façon de travailler sur site et en télétravail pendant le confinement. En confinement, on arrive facilement à dépasser les nombres d’heure habituelle de service, et ça personne ne compte en D/C ni en heure sup.
    En outre pour certaines catégories d’employé comme les thésards, la monétisation ne peut se faire qu’en dernière année de thèse. Cette mesure est complètement discriminatoire revenant à supposer que les thésards ne peuvent pas avoir de grande charge de travaille entre la première et la deuxième année de thèse. Les doctorants ne sont pas des sous-travailleurs et il serait intéressant de revoir cette mesure discriminatoire au sein de l’entreprise. Avec ce confinement, tout le monde a joué le jeu et on a compris que ce ne sont pas des vacances. Je suis favorable à ce que l’on ouvre les discussions pour permettre aussi aux doctorants de première et deuxième année de pouvoir monétiser une partie de leurs congés, surtout après avoir passé ce temps à finir toute la biblio sur sa thématique, anticiper la rédaction de certains chapitres de son mémoire de thèse etc. Et il est hors de question de penser à imposer des congés quand on sait que le confinement ce n’est pas des vacances et qu’on a eu à télétravaillé comme d’habitude.

    • Bonjour,
      attention de ne pas confondre traitement différent lié à des situations différentes et discrimination.
      Le sujet que vous abordez n’est pas d’actualité à ce stade. C’est au demeurant un vrai sujet qu’il faudra étudier de près après cette période particulière.
      cordialement
      CJ

  11. Travaillant depuis le début du confinement , je ne suis pas pour imposer des jours de congés dans cette période où je n’ai pas chomé, mais au contraire, ma charge de travail a augmenté! Il me reste 13 jours de CA à poser avant fin mai et j’en ai besoin (une fois le confinnement terminé) pour faire un chantier de peinture chez moi.

  12. Depuis le début du confinement, je pose 1 jour par semaine (3 depuis le début) pour pouvoir m’occuper sereinement des devoirs et de la maison sans culpabiliser de ne pouvoir répondre tout de suite aux demandes professionnelles. Ca fait un bien fou en cette période où l’on est ultra connecté de partout. Donc je suis pour que quelques jours de congés soient imposés mais que ceux-ci puissent être posés librement. En revanche, imposer une période de congés à tout le monde ne nous permettrait plus d’assurer la continuité de nos missions. Nous avons, pour la plupart, tous les moyens pour travailler le plus efficacement possible (merci à D3NSI au passage), ce serait dommage de ne pas en profiter pour avancer nos dossiers.

    • Bonjour,
      merci pour votre commentaire.
      Il n’est pas aujourd’hui d’actualité d’imposer une période de congés; à ce stade la proposition de la Dir consiste à imposer de prendre librement, avec accord hiérarchique, 5 jours de congés.
      Cordialement
      CJ

  13. Il me reste 15 jours de congés à prendre. J’avais avant le confinement prévu de prendre 3 à 4 semaines au mois de mai en rajoutant des RTT. Seulement aujourd’hui je travaille sur le centre et je ne suis pas certain que je puisse prendre des jours (pour raison de service) d’ici la fin du confinement. De même si le travail reprend pour tous courant mai, je me vois mal poser des jours alors que l’activité risque de reprendre de plus belle. Pourquoi ne pas repousser dans ce cas la date limite de prise des congés à fin juin ou fin juillet qu’on puisse étaler notre reliquat ? (Je ne sais pas si c’est faisable légalement, mais à circonstances exceptionnelles…)

  14. Pour participer à l’effort national, au financement des mesures d’aide aux professions durement touchées par le confinement et à celles qui travaillent durement en prenant des risques au quotidien, je suis tout à fait prêt à limiter ou annuler la possibilité de déposer des congés annuels sur le CET, voire si cela était nécessaire à faire de même en fin d’année pour les RTT/JRS.
    S’agissant d’imposer des jours de congé, que ce soit juste un nombre ou des jours imposés, c’est sans doute plus compliqué, chaque situation étant différente. En ce qui me concerne, j’avais prévu de poser quelques jours de congé pendant les vacances scolaires, et je les ai posés pour pouvoir déconnecter un peu et être plus disponible pour mes enfants (les journées en télétravail sont très sollicitantes et fatigantes, d’autant plus lorsque l’on a une famille à gérer en plus). Si la décision était prise d’imposer des jours de congés, il me semblerait toutefois mieux que chacun puisse choisir les jours qui l’arrangent (pour l’organisation familiale notamment), et afin également que cela ne pénalise pas les personnes qui ont d’ores et déjà posé des jours de congé en cette première semaine de congé (et qui devraient alors en poser d’autres si une autre semaine était imposé, ce qui ne serait alors pas forcément compatible avec la charge de travail).

  15. Il semble à la vue des commentaires déjà postés que les situations sont plurielles (pas 5 CA restant, grand nombre restant pour un projet anticipé…) et qu’il y aura toujours une partie des salariés qui se sentiront lésés. La période de télé-travail actuelle est intense et poser des jours pourrait laisser penser que l’efficacité n’est pas au rendez-vous ; ce qui ne me semble pas le cas dans des labos avec des missions qui s’y prêtent bien. Après cette période dure pour tout le monde, il serait intéressant de profiter de quelques jours bien mérités pour faire un break dehors et gérer l’après-crise qui ne sera pas si facile ; poser 5 jours de congés dans une situation où l’on n’en profitera pas, pour du vrai repos, me semble dommageable pour la suite. On pourrait permettre au salarié de poser ces 5 jours à cheval autour de la date de déconfinement pour ménager une reprise dans les meilleures conditions ? On pourrait permettre un panachage CA posés/ CA sur CET en imposant un effort sur le nombre de CA monétisés ?

  16. Je ne comprends pas la logique d’imposer brutalement la prise de congé pour ceux qui n’avaient absolument pas prévu d »en prendre à cette période de l’année (charge de travail, livrables, échéances, et souhait d’alimenter son CET) Je comprends toutefois l’effort collectif à fournir afin de limiter l’excédent du coût de la masse salariale en raison de l’alimentation potentiellement massive et inhabituelle des CET par de nombreux CA résiduels partiellement monetisables
    Proposition :
    Limiter le nombre de jours pouvant alimenter les CET en cette année exceptionnelle ( 4 max) et participer ainsi à l’effort collectif attendu
    Et permettre de reporter de 2 ou 3 mois max le reliquat afin de permettre à chacun de réorganiser ses priorités

  17. Sans compter que pour ceux d’entre nous qui nous occupons de nos parents âgés, ces cinq jours vont être très utiles pour palier la reprise progressive des services d’aide à domicile lorsque le confinement sera levé. Le report des CP pourrait s’avérer également très utile dans le cas où le confinement durerait au-delà du mois de mai.

  18. Je suis prête à poser des jours de congés imposés sur la période de confinement, entre aujourd’hui et la fin du confinement, mais pas avec effet rétroactif depuis le 17 mars, comme le laisse penser la formulation du sondage (je n’ai donc pas coché cette case). Pour moi, un jour de congé posé ne doit pas être travaillé, ce qui ne serait pas le cas avec cet effet rétroactif.
    Ce serait bien, pour ceux qui ont encore pas mal de congés à poser, que la direction assouplisse la date butoir de fin mai (fin juin ? fin juillet ?) car il est probable que la reprise sur site qui aura vraisemblablement lieu en mai s’accompagnera d’un surcroît de charge qui sera difficilement compatible avec l’épuration des CA. Ce décalage de la date butoir serait d’autant plus appréciée que la mise des CA sur le CET serait limitée voire annulée.

    • Bonjour, merci pour votre participation. Le choix du 17 mars n’est pas pour avoir un effet rétroactif mais seulement pour comptabiliser les jours de repos déjà pris par certains salariés pendant la période de confinement. Quelqu’un qui aurait déjà posé 5 jours début avril par exemple ne devrait pas selon nous devoir en reposer 5 si c’était le choix retenu.

  19. Tout à fait d’accord avec JM (travail à mi-temps sur 2 semaines) : pouvoir poser des jours de congés exceptionnellement par demi-journées nous permettrait de poursuivre notre activité au quotidien, tout en nous permettant de gérer plus facilement le reste.

  20. Dur de répondre à ce sondage quand on n’a pas d’estimation des économies que ça fera faire à l’IRSN (ce sondage a été fait dans l’urgence, je ne blâme personne!)
    Si une estimation pour chaque item nous était donnée, ça pourrait nous encourager dans notre choix.

    J’ai l’impression que la pose de congés PENDANT le confinement fait faire des économies de travail fourni, mais pas d’argent (ou indirectement, si les salariés ne peuvent pas poser autant de jours que prévus sur leur CET – à ce moment là autant choisir cette option directement). En effet, cela permet d’éviter que les salariés ne pouvant télétravailler et qui se retrouvent donc au chômage technique, ne soient payés alors qu’ils sont dans l’impossibilité d’accomplir leurs missions. Combien de personnes sont concernées, et combien de « jours de travail effectif » seraient ainsi économisés?
    Imposer quelques jours de congés obligatoires supplémentaires APRES le confinement (à des dates à définir) permettrait par contre des fermetures de site qui elles font faire des économies de fonctionnement concrètes. Ne peut-on pas trouver un cadre de négociation en dehors des ordonnances et de la période de confinement?

    Pour la limite de CP pouvant être posés sur le CET, c’est effectivement une économie d’argent pour l’IRSN. L’économie pourrait se chiffrer : a-t-on un REX du nombre de personnes, à l’IRSN, qui ont posé au moins 5 CP sur leur CET ces dernières années, et combien cela représente de jours au total? Cela donnerait un ordre de grandeur des économies réalisées.

    Idem pour l’impossibilité de poser des CP sur le CET.

  21. Il me semble que l’effort demandé devrait être équitable entre ceux qui posent habituellement les congés et ceux pour qui la monétisation via le CET représente un complément de revenu important compte tenu du niveau des salaires/augmentations.
    Substituer la prise par tous les salariés de cinq jours (qui pourraient être panachés entre CA et RTT) par la demande de renoncement par les salariés qui ont l’habitude de bénéficier du CET (qui représente potentiellement 20 jours) n’est pas très équitable, ni très réaliste (comment poser 12 jours de CA d’ici fin mai alors que la charge de travail est restée constante ?). C’est aussi ouvrir la porte à une baisse durable des possibilités d’épargne temps

  22. Que faire pour ceux qui ont travaillé de chez eux en cette période de confinement et qui d’eux-mêmes ont joué le jeu en prenant tout de même une semaine de congés pour rester confiner pendant cette période ?
    Je ne suis pas favorable à une imposition de ces congés sauf si on tient compte des personnes qui ont pris des congés sur cette période et qu’on ne leur impose pas des jours supplémentaires.

  23. Sera-t-il possible de donner nos congés aux personnels soignants ou autres ? (en les ayant monétisé). Personnellement, je ne suis pas pour que l’on m’impose des congés dans une période où je ne comptais pas en prendre. De plus, prendre 5 jours de congés alors que je suis confiné dans un appartement parisien, sans moyen de sortir : super !! Je préfère que l’idée de solidarité aille jusqu’au bout, et que l’on puisse, pour les volontaires, faire ce don aux personnes qui se démènent activement tous les jours.

  24. limiter les jours de CET: pas d’accord.
    Quand on a, comme moi, pas mal de jours de congés encore à prendre avant fin mai et qu’on comptait, vu le contexte actuel, en mettre sur le CET, je trouve cela injuste d’en limiter le nombre. Si on ne prend pas ses jours de congés c’est parce que la charge de travail ne l’avait pas encore permis … Alors ce serait dommage d’être pénalisé pour ca !
    Imposer 5 jours de congés: pourquoi pas. MAIS :
    Pas dans des semaines qu’on a déjà travaillé confiné (car j’ai vu depuis le 17 mars !). Depuis le début du confinement, on continue à travailler aussi normalement que la situation le permet, alors pour la semaine de congés imposée: Ok mais pourquoi ne pas nous laisser les prendre par demi-journée afin de pouvoir travailler et s’occuper de sa famille plus sereinement. 5 jours de congés enfermé chez soi je ne suis pas sur que ce soit bon pour le moral des troupes …

  25. Le solde de congés de chacun à l’entrée en confinement était très variable et, si une mesure devait être prise, il sera difficile de faire en sorte qu’elle soit équitable.
    Cette mesure n’aurait de sens que si elle avait un impact réel sur la masse salariale (nos tutelles en seraient satisfaites).
    Aussi, pourquoi ne pas envisager de supprimer des jours de RTT imposés ou encore de renoncer aux jours de compensation D/C ?
    La limitation du nombre de CP pouvant être placés sur le CET doit-elle se comprendre en termes de monétisation ?
    Enfin, il serait utile que la période de prise des congés 2018/2019 soit étendue afin de permettre aux salariés disposant d’un solde important de profiter de leur CP pour partir dans nos belles régions françaises, ce qui participerait aussi à la solidarité nationale en soutenant le secteur du tourisme.

  26. Je suis favorable à poser des jours imposés, libres dans les dates, mais attention aux personnes arrivées à l’IRSN il y a moins d’un an : nous n’avons pas encore cumulé de CA et le compteur est déjà à 0. Donc OK pour des jours imposés mais CA ou RTT, au choix des salariés.

  27. Idem que un archer : plus de congés… par ailleurs à partir du moment où le télétravail est possible est nécessaire vu les dossiers que j’ai à avancer je ne comprends pas pourquoi on devrait imposer des jours… Merci pour votre attention.

  28. Je suis favorable au don volontaire de CP monétisés à ceux qui travaillent pour la communauté actuellement (personnel soignant, caissières, éboueurs…) ou à la prise de congés après la période de confinement, en étendant leur durée de validité jusqu’à décembre, comme proposé initialement. En effet, la reprise va être très chargée, inutile de rajouter du stress pour des vacances qui sont censées être source de repos… De même, imposer la prise de congés « confinés » ne me semble pas très joyeux ou reposant.
    Comme souligné dans de nombreux commentaires, la position de chacun sur la question est différente (CDD qui n’ont pas accès au CET, expérimentateurs sans accès aux laboratoires, ceux pour qui la charge de travail est restée constante, les parents devant s’occuper des enfants ou ceux qui s’occupent de leurs proches agés…). Une autre solution pourrait donc être d’imposer une autre semaine de « fermeture » en août ou en décembre ?
    Bon courage dans la négociation et merci !

  29. Pour appliquer la mesure adoptée par le gouvernement pour contraindre les salariés de poser 6 jours de congés l’accord d’entreprise doit être modifié. L’accord actuel impose déjà de prendre au moins 10 jours entre le 1er mai et le 31 octobre. Les congés acquises et non prises au 31 mai sont, sauf accord avec le responsable, réputées perdues. Je ne vois pas de raison de changer un accord qui est pérenne en raison d’un épisode grave, mais qui reste ponctuel !!! Afin d’éviter de faire de l’épargne sur la base de la masse salariale, un pot commun de congés perdus pourrait être bénéfique pour les agents le nécessitant à la fin de la période de confinement.

    • Je ne pense pas qu’il faille craindre qu’un éventuel accord modifie de façon pérenne l’accord d’entreprise. Il s’agirait juste d’un accord temporaire dans le cadre de la situation actuelle.
      (Pour information, c’est la loi qui impose de prendre au moins 2 semaines (en continu) entre le 1er mai et le 31 octobre, qui est la période légale de prise des congés en France.)

  30. Bonjour,
    Il me reste 3 semaines de CP à poser avant la fin mai. Quelque soit la solution retenue, je pense que ces jours ne devraient pas être perdus ! Si je ne peux les poser pendant la période de confinement (pour le moment, je n’ai pas reçu l’autorisation de ma hiérarchie), j’espère donc pouvoir en bénéficier d’une autre manière.

  31. J’ai déjà posé 4 RTT la semaine prochaine. Initialement, c’était pour assister à des concerts du festival de Pâques à Aix… Ce sera jardinage et bricolage finalement! Il ne me restera qu’un autre jour à prendre pour atteindre un éventuel objectif de 5 jours. Poser des jours librement me convient donc.

  32. Bonjour,
    à la lecture des différents messages des organisations syndicales sur les diverses propositions, une chose ne m’apparaît pas très claire.
    La proposition d’étendre la période légale de prise des congés acquis sur la période 2018/2019 au delà du 31 mai 2020 est-elle toujours sur la table ?
    Ce serait un bon moyen pour ceux disposant de nombreux jours de CP à prendre de les poser sans recourir au CET.

  33. Ca serait bien aussi de penser aux 400 personnes, dont je fais partie, qui n’ont plus de CA à poser et qui vont se faire amputer d’une semaine de congés sur l’année prochaine. Demander de poser des congés en sachant que de toute façon ça ne sera qu’administratif pour les salariés (la majorité sera contrainte de travailler quand même), c’est honteux. Tout ça pour faire le mouton et suivre les copains des autres EPIC.
    Il n’y a que 2 solutions à ce problème pour ma part :
    – arrêter de nous faire chier en période de confinement où beaucoup sont au bord de la crise de nerf avec des considérations budgétaires qui ne sont même pas imposées par les tutelles. et donc dans ce cas, ne rien changer
    – si le DG souhaite vraiment ajouter à la frustration du confinement la frustration de perdre soit une semaine de congés soit une de l’argent en fin de mois ; dans ce cas il faut une solution au cas par cas.
    Et franchement, mettre ça sur le coup de la « solidarité nationale », alors que supprimer une semaine de congés va seulement permettre de réduire la masse salariale de l’IRSN au détriment d’autres secteurs comme le tourisme.
    Et pendant ce temps on nous dit qu’il reste des millions à dépenser de toute urgence sur le budget prestation, quitte à faire des prestations qui ne servent à rien …
    Moi si c’est comme ça, je vais me déclarer en arrêt maladie COVID (pour garde d’enfants) pour tout le reste de la période plutôt que de faire l’effort de travailler et garder mes enfants en même temps en finissant presque tous les jours ma journée à 1h du mat. Au moins on ne pourra pas me retirer une semaine de congés bien méritée.

    • c’est une approche assez pragmatique… 🙂 Je ne suis pas du tout dans votre cas, mais je comprends tout à fait votre sentiment d’injustice pour ces 400 personnes qui devraient poser des congés déjà pris : ça n’aurait aucun sens.
      Quitte à imposer des congés, peut-être faudrait-il imposer un nombre en fonction des CA restants ? Par exemple :
      – si on a moins de 2 CA restant, pas d’obligation d’en poser
      – s’il en reste entre 3 et 4, on en pose 1
      – s’il en reste entre 5 et 6, on en pose 2
      – et ainsi de suite…

  34. Dans vos négociations, merci de prendre en compte les salariés qui n’ont plus de congés à poser d’ici fin mai ou n’en ont pas beaucoup (ceux qui les ont tous déjà pris ou posés, ceux qui sont là depuis moins d’un an, ceux qui sont en CDD, en alternance). Il serait inéquitable d’obliger des salariés à prendre des congés par anticipation (congés normalement à prendre à partir de juin).
    Si l’objectif est d’éviter la fatigue de certains, il suffirait de passer le message aux managers pour qu’ils n’empêchent pas les salariés de prendre leurs congés restants avant fin mai, même s’il y a beaucoup d’activité.
    De plus, il me semble qu’imposer des congés pendant la période de confinement accroît le risque que les salariés sortent de chez eux et ne respectent pas ce confinement in fine.

  35. j’ai posé des jours en soldant mes CP contingent 2019/2020 + des RTT
    j’espère que s’il y a une demande de poser des jours, les jours posés avant seront bien pris en compte et décompter
    je souhaiterai qu’ils soient donc poser librement
    il serait souhaitable d’avoir une vison sur le long termes de part la direction pour gérer au mieux cette situation ou tout au moins avoir une négociation continue en fonction des évènements
    bien que je ne sois pas éligible au télétravail, j’ai pris le VPN et fait un maxi d’administratifs + mes interventions sur site
    j’ai joué le jeu de poser des vacances et il m’est quand même compliqué d’imaginer qu’on m’en impose d’autres

  36. Échanges de points de vue intéressants.
    Si je comprends mieux, la crainte principale de l’institut est que le nombre de CP posés sur le CET augmente beaucoup et pèse sur le budget. D’où la proposition syndicale unilatérale de réduire à 4 ou à 0 le nombre de CET pouvant être posés sur le CET fin mai. De coup cela permettrait de demander à la direction de ne plus imposer les 5 jours de CA qui ont pour but d’écrêter le nombre de CA restants.
    Pourquoi pas, mais à la lecture des contributions cela ferait peser l’effort de tous les salariées principalement sur ceux qui ont encore « beaucoup » de CA. Soit parce qu’ils comptaient les placer sur le CET pour augmenter leur revenu, soit parce qu’ils avaient prévus de les poser d’ici fin mai pour un projet précis, soit aussi car la charge due aux activités ne leur permet pas de prendre sereinement des congés pour répondre aux objectifs des unités et alors que la charge va vraisemblablement encore s’accroitre en sortie de confinement.
    Une solution déjà vue dans plusieurs contributions me parait permettre de répondre partiellement à tous ces cas : Limiter légèrement le nombre de jours de CA pouvant être placés sur le CET (6 ? 4 max) ET autoriser le report des CA après fin mai (fin aout ?) comme la direction l’avait initialement envisagée. Cela me semble permettre de répondre à tous les cas évoqués (partiellement pour ceux qui voulaient essentiellement monétiser). Et cela permet aussi pour TOUS ceux qui ont encore des CA de faire tomber une pression sur l’utilisation des congés qui est, comme lu aussi, une source de stress inutile en ce moment.
    Bon courage à nos représentants dans cette période délicate

  37. Je ne comprends pas pourquoi les syndicats persistent à soutenir la restriction de l’usage du CET.
    Non seulement c’est injuste (car seuls les bénéficiaires de cette mesure seront mis à contribution), c’est également contre la proposition initiale de la DG, et contre l’avis même de la majorité des répondants (les choix « rien », « 5CP » et « rien ou 5CP » représentent 52%).

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