Pourquoi la CFDT a décidé de signer le protocole d’accord NAO :

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La CFDT a demandé dès le départ de la négociation qu’il y ait cette année des augmentations générales (AG) dans un contexte de cadrage le permettant. Cette demande était intersyndicale. Malgré ce, la direction a refusé, expliquant entre autre que cette notion était maintenant mal perçu des tutelles.

Bien entendu la CFDT déplore cela et continue à penser que les AG qui compensent un peu l’inflation, doivent continuer à exister.

Malgré ce, et dans un souci constructif, la CFDT a tenu à poursuivre la négociation. Cela a permis la mise en place d’une prime de 400 € pour les salariés dont le salaire moyen est inférieur ou égal à 3000 € brut/mois.

La direction a souhaité introduire cette année une « prime objectivée ». Pour la CFDT cela doit rester exceptionnel  et donc ne pas être réitéré les années suivantes. La CFDT a obtenu qu’un bilan relativement précis soit présenté en commission des carrières (nombre de bénéficiaires, montant moyen par catégories) mais déplore que le bilan nominatif a l’instar des augmentations individuelles n’ait pas été accepté.

Enfin la CFDT a obtenu que la sélectivité soit à minima identique à celle de l’an dernier (68%) pour les augmentations individuelles. Le souhait initial était de parvenir à 80% compte tenu du fait que l’enveloppe disponible pour les AI est, cette année, un peu supérieure à celle de 2019 ; malheureusement ça n’a pas été accepté.

In fine, la CFDT a décidé de signer ce protocole pour principalement conserver la prime « bas salaires » de 400€ plutôt que de se voir imposer un accord unilatéral avec les mêmes dispositions mais sans cette prime et sans contrôle sur les primes objectivées.

Ce n’est pas pour autant que nous abandonnerons la défense des augmentations générales qui sont simplement un peu de rattrapage d’inflation ; ce n’est pas là le rôle des AI, contrairement à ce qui est souvent avancé actuellement.

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